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Quels sont les risques en cas de perte ou de vol de son RIB ?

Le RIB ou Relevé d’Identité Bancaire relate de manière détaillée les informations sur un compte bancaire. En cas de perte ou de vol de ce relevé, on se demande toujours s’il est possible, pour un individu malveillant, en possession de celui-ci d’effectuer des retraits à l’insu du titulaire du compte...

Que peut faire un malfaiteur avec un RIB ? Peut-il retirer de l'argent ? On s’interroge même sur l’efficacité du prélèvement SEPA et sur les risques encourus en cas de perte d’un RIB.

La réponse à ces questions est simple : sachez que, sauf ca particulier, perdre un RIB représente un danger pour vous uniquement si le voleur peut usurper votre identité. Voyons en détails ces cas particuliers dont il est question ici.

Risque-t-on un détournement d’argent avec un RIB ?

Avec la précision et les détails intégrés dans un RIB, on peut tendre à croire que les "hackers" sauront facilement piraté un compte bancaire, même si on sait que le RIB est utilisé pour un versement et non pour un retrait d’argent.

Mais pour qu’un individu puisse retirer de l’argent depuis un compte qui n’est pas le sien, il faut un ordre de prélèvement signé par le titulaire. Cependant, ce mandat a été remplacé depuis le système de prélèvement SEPA, mis en place en août 2014.

Le risque que l’on peut courir c’est que, par faute d’inattention, la banque valide une demande de prélèvement par erreur. Pour éviter un tel cas de figure, un individu souhaitant retirer de l’argent depuis votre compte se doit de vous prévenir au moins 14 jours avant la date de prélèvement pour vous donner le temps de contester le retrait.

Ainsi, la perte d’un RIB n’est quasiment pas dangereuse, sauf si quelqu’un peut se passer pour vous en usurpant votre identité et en volant des documents personnels et confidentiels. Dans ce cas, l’individu pourra effectuer des retraits, des paiements et des achats depuis votre compte.

D’un autre côté, il faudra se méfier des techniques de phishing, très sollicité par les hackers. Ils envoient un faux mail, se font passer pour votre banque ou pour votre opérateur de téléphonie, d’internet ou autres et exigent le paiement d’une facture vers un faux RIB. En tombant dans le piège, vous allez fournir certaines informations confidentielles qui leur permettraient d’avoir accès à votre compte.

Que faire pour se protéger contre les prélèvements non autorisés ?

Le premier réflexe à adopter consiste à vérifier régulièrement votre solde et vos opérations afin de pouvoir réagir rapidement en cas de prélèvement suspect. Aujourd’hui, les banques doivent vous informer par SMS, e-mail ou courrier en cas de réception d’un nouvel ordre de paiement faisant suite à une demande de prélèvement. Cela vous permettra de contester rapidement en cas de démarche frauduleuse. En plus, il y a toujours l’obligation pour chaque individu ou organisme souhaitant retirer de l’argent depuis votre compte de vous informer au moins 14 jours à l’avance.

Néanmoins, voici quelques précautions supplémentaires :

  1. Consultez régulièrement votre compte et vos opérations ;
  2. Créez une liste de toutes les instances (individus ou organisme) autorisées à prélever de l’argent sur votre compte ;
  3. Créez une black-list répertoriant les demandes de prélèvement à bloquer ;
  4. Gérez et portez un œil attentif aux prélèvements automatiques pour établir un lien entre les factures et les prélèvements ;

Avec la disposition de l’article L.133-18 du Code monétaire et financier, un prélèvement frauduleux doit être remboursé par la banque. Si vous n’avez conclu aucun accord de prélèvement, vous avez 13 mois pour adresser une demande de remboursement. S’il y a eu mandat, mais qu’il a été annulé, la demande doit être formulée en l’espace de 8 semaines.

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